| Pour
le bien-être de l'âme
Au moment
où j'écris ces lignes, nous sommes le 3 mai, il est huit
heures du matin et je reviens d'une longue marche avec ma chienne, Soleil.
J'ai profité du soleil levant pour aller m'aérer la tête
et les poumons, car on annonce de la pluie pour cet après-midi et
ce soir.
Chemin faisant,
j'ai inspiré profondément en comptant jusqu'à trois
et en imaginant que l'énergie et la santé me comblaient de
bonheur. J'ai retenu tout ce positif à l'intérieur de moi,
puis j'ai expiré la fatigue, l'insécurité et la peur.
Je marchais
d'un pas rapide pour me rendre sur le golf à quelques minutes de
ma maison. J'ai répété à plusieurs reprises
les phrases «Petite Michèle, je t'aime» et «Lumière,
montre-moi où tu te trouves», en sachant bien que je m'étais
promis d'écrire, à mon retour, cette section sur le bien-être
de l'âme.
Une fois
arrivée sur le golf, je me suis rendue sur une immense roche où
j'aime m'asseoir pour méditer et prier. Je voyais le soleil et sentais
sa chaleur, j'entendais le chant des oiseaux et du vent, et je regardais
avec le sourire ma belle Soleil gambader sur les rochers comme une chèvre
de montagne. Un sentiment de plénitude m'a envahie totalement et
je me suis demandé comment il se faisait qu'à peine une semaine
auparavant j'étais inquiète et nerveuse. J'ai réalisé
qu'une fois encore mes difficultés se situaient beaucoup plus au
niveau matériel et émotionnel qu'au niveau de l'âme.
Me posant
inlassablement les mêmes questions au sujet de ma maison qui exige
beaucoup d'entretien, de mon travail qui me laisse peu de temps libre et
de marelation de couple dont je ne peux prévoir le dénouement,
je peux facilement me laisser envahir et broyer du noir. Par ailleurs,
si je réussis à regarder très objectivement tous ces
aspects de ma vie, puis à prendre du recul, je redeviens instantanément
dégagée et souriante. «Voilà en quoi consiste
le bien-être de l'âme», ai-je réalisé,
toujours assise sur ma grosse roche comme un lézard qui se réchauffe
au soleil.
Et plus
se prolongeait cet état de grâce et de bien-être, plus
je ressentais le besoin de remercier mon Créateur parce qu'une autre
belle journée m'était donnée pour évoluer et
pour goûter au plaisir d'être vivante. J'ai aussi pensé
à Victor Hugo, mon ami invisible, et à ces phrases qu'il
a écrites un jour et que cite Louis Pauwels: «Je veux écrire
un livre où je montrerai que la prière est nécessaire,
utile, efficace. Je ne passe pas quatre heures de suite sans prier. Je
prie régulièrement, chaque matin et chaquesoir.» Je
me suis dit que, décidément, nous avions beaucoup en commun.
Revenant
en pensée à cette partie de mon livre et à la façon
de l'aborder, j'ai fait une prise de conscience intéressante. La
voici: dans notre vie moderne, lorsqu'on parle de l'âme, c'est souvent
pour exprimer l'insatisfaction plutôt que le bien-être. Remarquez
les expressions les plus fréquemment utilisées: avoir mal
à son âme, âme en détresse, vague à l'âme,
âme tourmentée, pour ne citer que celles-là, et constatez
qu'on entend rarement des expressions plus positives concernant l'âme.
En fait,
même en cherchant pendant plusieurs minutes, je n'ai pas réussi
à trouver une seule expression courante comportant le mot âme
qui illustrerait la paix de l'âme et la sérénité.
Dois-je en conclure que je suis une personne privilégiée
et que, finalement, peu de gens ressentent un tel bien-être de l'âme?
Je ne le pense pas, car je sais que ce bien-être est aussi ressenti
par beaucoup d'autres personnes qui y ont aspiré et qui ont pris
les moyens pour l'atteindre.
Je suis
par ailleurs persuadée que ce bien-être de l'âme n'est
pas arrivé dans la vie de ces personnes comme ça, par hasard,
sans qu'elles aient contribué à l'attirer chez elles et en
elles. Cette conviction est basée sur mon expérience personnelle
de même que sur l'expérience d'amis ayant vécu un cheminement
similaire. En effet, ceux et celles qui connaissent une grande sérénité
de l'âme présentent des caractéristiques et adoptent
des attitudes que l'on pourrait qualifier de dénominateurs communs.
Il y a quelques
années déjà, André Malraux déclarait
que le xxie siècle serait spirituel ou qu'il ne serait pas. Cette
phrase, à mon avis très juste, a fait le tour du monde et
plus que jamais on entend parler de l'importance d'investir tout autant
dans sa vie spirituelle que dans les aspects intellectuel et physique de
sa vie. Voilà qui est fort intéressant, mais par quel bout
entreprendre cette démarche? Quelles sont justement les caractéristiques
et les attitudes communes à ceux et celles qui ont réussi
une telle démarche?
Ces dénominateurs
communs sont très simples, mais absolument essentiels à la
réussite de la démarche. Sans eux, les mots «vie spirituelle»
ne restent qu'un concept abstrait, un voeu pieux jamais concrétisé
dans une action réelle et efficace.
La première
et la plus importante attitude que doit avoir
une personne aspirant à une vie spirituelle concrète et au
bien-être de l'âme, c'est celle que l'on pourrait nommer «Désir».
Pas un désir superficiel et irréfléchi, comme lorsqu'on
a envie d'une nouvelle voiture, mais un désir profond et sincère,
qui est justement un cri de cette âme assoiffée de lumière.
Sans ce désir premier, toujours lié à l'intuition
et non à l'intellect, la démarche vers le bien-être
de l'âme ne peut débuter. Chez certaines personnes, ce désir
apparaît dès le plus jeune âge, alors que chez d'autres
il se manifestera à la suite de la perte d'un être cher, d'une
maladie ou de toute autre épreuve ayant secoué leur âme.
C'est d'ailleurs ce qui explique pourquoi tant de personnes, qui croient
pourtant le désirer sincèrement, ne semblent pas avancer
sur le plan spirituel, malgré le fait qu'elles suivent des cours,
lisent sans arrêt et participent à de nombreux séminaires.
En fait, elles n'ont jamais ressenti le moindre petit désir intuitif
qui aurait pu les aider à amorcer le premier pas de la démarche,
et leur désir ne se situait qu'au niveau du mental. L'intellect
est souvent l'instrument qui nous met sur la piste, mais seule l'intuition
nous met en contact avec le désir de l'âme.
La deuxième
attitude, aussi importante parce que complémentaire
au désir initial, se nomme «Volonté». En effet,
même si l'on ressent un intense désir d'avancer spirituellement,
sans la volonté, rien ne peut être accompli.
Le désir
et la volonté pourraient être comparés à un
frère et à une soeur perdus dans la forêt qui, marchant
la main dans la main, veulent retrouver leur maison pour s'y reposer. Cette
maison, l'âme, n'est en réalité pas très loin,
mais tellement d'arbres, de fleurs, d'animaux sauvages et d'ombres viennent
distraire nos deux copains et les détourner de leur but qu'ils mettent
souvent plusieurs années à l'atteindre. À l'occasion,
des temps d'arrêt s'imposent à eux pour leur permettre de
se reposer et de refaire leurs énergies. Lorsqu'ils atteignent leur
but, ils sont souvent un peu écorchés et affamés,
mais le voyage en valait le coup.
Cette volonté
de réaliser son désir se traduit par des gestes concrets,
des pratiques, des réflexions et des méditations qui peuvent
varier beaucoup d'une personne à une autre. Et pourtant, encore
là, certaines réalités sont incontournables. À
ce sujet, les grands prophètes qui ont marqué, par leurs
interventions, l'histoire de toute l'humanité nous ont légué
de nombreuses ressources pour entreprendre la démarche merveilleuse
du retour à la maison de notre âme.
Ces ressources
innombrables ne peuvent évidemment pas toutes être énumérées
ici et je me contenterai donc de vous faire part de mes dix préférées.
Peut-être sauront-elles participer à votre démarche,
ou éveiller en vous des idées différentes et plus
adaptées à vos besoins. Voici
ces dix ressources efficaces:
Appeler
la conviction
Cultiver
l'espérance
Pratiquer
la charité
Combattre
les vices en travaillant à développer les vertus
S'intéresser
aux dix commandements de Dieu
Prier mentalement
ou à haute voix
Écouter
de la musique qui fait du bien à l'âme
Entretenir
un contact heureux avec la nature
Lire régulièrement
des textes sacrés
Écouter
le silence
A priori,
certaines de ces ressources vous sembleront peut-être désuètes
et vous vous demanderez en quoi certaines autres peuvent avoir un lien
avec le bien-être de l'âme. J'ai cependant constaté,
après avoir recherché la paix et la sérénité
dans des chemins beaucoup plus tortueux, que la simplicité me conduisait
toujours à bon port alors que toute approche sophistiquée
me faisait tourner en rond.
Ces chemins
tortueux ont pris l'apparence de consultations auprès de médiums,
de recherches en ésotérisme, de travail en psychométrie
et de tentatives pour découvrir mes vies antérieures, pour
ne nommer que ceux-là. Mais très rapidement je me suis lassée
de ces démarches stériles et me suis consacrée sérieusement
à un travail en profondeur basé sur des ressources comme
celles que je viens d'énumérer.
Ces dix
ressources, dont je parle un peu plus en détail dans les pages suivantes,
correspondent sans doute à ma nature classique et structurée
qui exige avant tout la présence du gros bon sens et qui se manifeste
toujours, lorsque j'entreprends une démarche, par le besoin de résultats
tangibles.
Je peux
vous assurer que, si je n'avais pas obtenu de résultats, je n'aurais
pas écrit une seule ligne de ce livre. En effet, je ne pourrais,
en toute honnêteté, vous inviter à une démarche
qui n'aurait pas fait ses preuves chez moi. J'aurais l'impression de vous
faire perdre votre temps. Toutefois, je ne peux vous garantir que les choses
se dérouleront exactement de la même façon pour vous,
mais vous saurez qu'au moins une personne sur terre a, par cette démarche
très simple, réussi à trouver le bien-être de
l'âme. Et si, comme je le pressens, cette démarche conduisait
des milliers d'autres personnes à ce même état, peut-être
pourrions-nous constituer une chaîne d'amour devant laquelle les
forces négatives s'évanouiraient d'épouvante.
Appeler
la conviction
La conviction
doit, selon moi, être basée sur l'expérience personnelle
pour être génératrice de paix. J'ajouterais même
que, sans cette expérience, aucune conviction ne peut naître
chez un individu. La foi aveugle qui ne prend pas racine en nous-mêmes,
qui nous est léguée ou même imposée par notre
entourage, n'amène pas le bien-être de l'âme. L'échec
des religions, particulièrement au Québec, malgré
l'emprise incroyable qu'elles ont exercée sur toute une société
à l'âme souffrante, démontre bien cette réalité.
Certains
croyants pouvaient bien assister à la messe tous les dimanches,
allumer des lampions, acheter des indulgences et se torturer en pensant
aux feux de l'enfer, ils n'en étaient pas plus heureux et en paix.
D'autres croyants et pratiquants, d'une religion ou d'une autre, ont plutôt
effectué un cheminement personnel qui les a menés à
une foi éclairée et à des convictions solides; ces
personnes ont sans doute trouvé la paix de l'âme.
Appeler
la conviction implique que vous demandez très sincèrement
à la vie et à vos guides de vous conduire vers toutes les
expériences nécessaires à votre évolution et
indispensables à l'acquisition de cette conviction. Certaines expériences
seront merveilleuses et vous permettront de vivre des joies incomparables.
D'autres seront plus difficiles et vous mettront en contact avec des souffrances
inévitables. Par contre, en traversant ces difficultés, vous
en comprendrez le sens et constaterez qu'elles vous transforment comme
le feu raffine l'or brut.
Accepter
de vivre ces expériences pour arriver à la conviction est
une garantie qu'on ne reculera pas. La foi aveugle qui n'a pas ses racines
au fond de soi ressemble à un bateau qui va à la dérive
dès que le vent s'élève et qui peut rapidement couler
si les vagues deviennent trop hautes. Par contre, la conviction basée
sur l'expérience personnelle permet de survivre à toutes
les tempêtes, intellectuelles, physiques ou émotionnelles,
sans que le bateau change de cap. Ça, je peux vous le garantir.
Cultiver
l'espérance
On dit parfois
que l'espérance est le rêve d'un homme éveillé,
ou encore que c'est un emprunt fait au bonheur.
Cultiver
l'espérance dans un contexte de recherche de bien-être de
l'âme englobe beaucoup plus qu'un rêve. Cette action apporte,
assez paradoxalement, une conscience plus aiguë de la réalité
présente tout en procurant une vision optimiste de la réalité
future.
Pour comprendre
cette attitude qui peut être utilisée en rapport avec tout
ce qui nous touche, prenons l'exemple du temps qu'il fait. Si j'aime beaucoup
le soleil et n'apprécie guère la pluie, je risque d'être
malheureuse chaque fois qu'il pleut si je n'ai pas la certitude que le
soleil reviendra. L'attitude d'espérance me fait donc passer à
travers les gouttes de pluie au lieu que je me noie sous elles. Vous me
direz peut-être qu'une telle attitude risque d'assombrir mes journées
ensoleillées, puisque je pourrais penser à la pluie qui va
venir. Eh bien non, puisque l'être humain est ainsi fait que, s'il
ressent un bien-être réel, il ne projettera pas automatiquement
des idées noires sur ce bien-être. Une personne qui agit ainsi
ne démontre pas une attitude d'espérance, mais plutôt
des attitudes d'appréhension et de peur qui sont tout l'opposé
de l'espérance.
Cultiver
l'espérance, c'est également une façon d'apprendre
la patience et la tolérance envers soi-même, envers les gens
qui nous entourent et envers la vie en général. L'espérance
peut aussi apporter un éclairage positif sur certaines difficultés
que nous devons traverser, en nous permettant de leur donner un sens et
de réaliser qu'elles ont été placées sur notre
route pour nous faire avancer.
Cultiver
l'espérance n'a cependant rien à voir avec le refus d'apprendre
à être heureux ici et maintenant en entretenant l'idée
que le bonheur viendra demain, lorsque tel événement se sera
produit dans notre vie ou que l'on aura obtenu tel bien matériel.
Au contraire, l'espérance augmente l'intensité de chaque
petit plaisir quotidien en nous permettant de dédramatiser les obstacles,
de prendre avec humour les critiques et de savoir que l'orage le plus terrible
se termine toujours par un arc-en-ciel.
L'espérance,
du point de vue spirituel, m'aide à prendre conscience que chaque
pas me fait avancer vers une plus grande sérénité,
que je ne peux perdre ce que j'ai acquis et que l'avenir ne peut qu'être
meilleur. Comme le disent les amoureux: «Plus qu'hier et moins que
demain.»
Cultiver
l'espérance aurait pu sauver toutes ces personnes qui ont opté
pour le suicide parce que leur souffrance leur semblait intolérable
et parce qu'elles n'entrevoyaient aucune perspective d'amélioration.
L'espérance pourrait également brancher sur la joie de vivre
les personnes qui se laissent envahir par une grande souffrance morale,
pendant des mois et même des années, parce qu'elles ne sont
pas capables de faire la part des choses et de prendre le recul spirituel
nécessaire pour mieux assumer les épreuves de la vie.
Pratiquer
la charité
«Aime
ton prochain comme toi-même»
est le plus important message que nous ait livré Jésus lors
de son passage parmi nous.
Aimer son
prochain comme soi-même libère toute personne qui s'y applique
de préjugés envers ses frères. Aucune discrimination
quant à la race, la couleur, le milieu social ou l'orientation sexuelle
ne peut survivre en présence de cette pratique assidue.
On a parfois
tendance à voir la paille dans l'oeil du voisin et pas la poutre
dans le nôtre. La charité nous délivre de cette tendance.
Elle nous aide à ne pas mettre d'étiquettes sur les gens
et à améliorer notre perception de nous-mêmes et des
autres. En effet, nous sommes tous, à tour de rôle, victime
et sauveur, auditif et visuel, parent directif et enfant insoumis, fort
et faible, juge et partie, contrôleur et contrôlé. La
charité nous aide à reconnaître les rôles que
nous jouons, consciemment ou inconsciemment, et à ne pas juger ceux
qui, dans leur cheminement, pourraient être amenés à
jouer de tels rôles.
La charité
amène aussi celui ou celle qui la pratique à la miséricorde
et au pardon. La personne qui pratique la charité cherche à
comprendre ce qui a pu amener quelqu'un à poser telle action ou
à prononcer telle parole; elle lui trouve des circonstances atténuantes
au lieu de lui prêter de mauvaises intentions.
Essayer
de comprendre les autres autour de nous, de développer de la compassion
envers eux constitue sûrement un bon investissement pour notre vie
spirituelle. Cette attitude est également une source de paix émotionnelle,
car elle peut désamorcer bien des conflits, à la maison comme
au travail.
Pratiquer
la charité amène aussi l'être humain à être
généreux de lui-même et de ses biens. Donner un sourire,
une poignée de main, des conseils, être à l'écoute,
partager ses talents manuels sont autant de façons d'être
généreux, autant que d'offrir des biens matériels
comme de l'argent, de la nourriture ou des vêtements. Il faut bien
sûr user de son jugement, comme en toute chose, et ne pas oublier
que «charité bien ordonnée commence par soi-même».
La personne
charitable ne calcule pas et ne fait pas de procès d'intention à
celui ou celle qui lui demande un service ou de l'aide morale. Elle écoute
avant tout son coeur et ne mesure pas ce qui lui sera donné en retour.
C'est ce qui procure un grand bien-être à l'âme, qui
ressent presque toujours plus de joie à donner qu'à recevoir.
En fait,
pratiquer la charité n'est pas vraiment un geste altruiste, bien
que cela puisse en avoir l'apparence, puisque, en étant bon, miséricordieux
et généreux, on reçoit plus sur le plan spirituel
que ce qu'on a donné sur le plan matériel.
Combattre
les vices en travaillant à développer les vertus
Ma grande
amie Yvonne, qui est une des personnes les plus sages que je connaisse,
utilise le mot «défacultés» en opposition au
mot «facultés», au lieu de parler de vices et de vertus.
C'est une façon intéressante, et à connotation moins
religieuse, d'aborder cette question qui peut sembler un peu trop moraliste
pour certaines personnes.
Mal comprise,
la question des vices et des vertus peut provoquer du sarcasme; par exemple,
certains diront qu'ils ne veulent pas devenir des saints avant leur mort.
Consciente de ma propre imperfection et ayant fait la paix avec celle-ci,
je demeure néanmoins convaincue qu'une bonne façon d'arriver
à la paix de l'âme est de prendre le taureau par les cornes
et de regarder bien en face ces «défacultés»,
pour employer l'expression d'Yvonne, et de voir comment ces tendances négatives
peuvent entraver notre cheminement spirituel.
Quelles
sont donc ces «défacultés»? Ceux et celles qui
ont mon âge les reconnaîtront assez facilement, alors que,
pour les plus jeunes, ce sera peut-être une découverte. Il
s'agit en fait de sept défauts importants qui nuisent à l'évolution
spirituelle, et qui devraient être remplacés par leurs facultés
contraires.
Voici donc,
en parallèle, ces «défacultés» et leurs
facultés contraires.
Défacultés
Orgueil
Colère
Paresse
Envie
Gourmandise
Avarice
Impureté
Facultés
Humilité
Patience
Ardeur
au travail
Empathie
Tempérance
Générosité
Pureté
Il ne m'apparaît
pas nécessaire de discourir longtemps sur ces «défacultés»
et facultés pour vous convaincre des effets, négatifs ou
positifs, que chacune d'entre elles peut avoir sur votre vie en général,
et plus particulièrement sur votre vie spirituelle.
D'ailleurs,
de nombreux adages nous font comprendre cette réalité: «L'orgueil
tue son maître», «La paresse est la mère de tous
les vices», «La colère rend aveugle». Quant aux
qualités ou vertus, elles ne suscitent toujours que des commentaires
élogieux au sujet de ceux et celles qui les possèdent. Les
gens vertueux se distinguent par leur beauté intérieure et
extérieure. En effet, une lumière spéciale illumine
toujours leur regard.
S'intéresser
aux dix Commandements de Dieu
Chaque année,
durant la période pascale, je ne rate jamais le film bien connu
Les Dix Commandements de Dieu, avec Charlton Heston dans le rôle
de Moïse et Yul Brynner dans le rôle du pharaon. Je regarde
aussi le magnifique film de Zeffirelli, Jésus de Nazareth. Pour
rien au monde je ne raterais ces deux films, que j'ai pourtant vus des
dizaines de fois mais qui réussissent toujours à capter mon
attention et même à m'arracher quelques larmes.
Je me suis
longtemps demandé à quoi était dû un tel engouement
de ma part pour ces films et comment il se faisait que je ne me lassais
jamais de les revoir. La réponse est très simple: ces films
et leur message touchent mon âme. Et lorsque mon âme est touchée,
c'est merveilleux parce que, d'une part, je sens sa présence et
que,
d'autre part, elle m'indique la voie à suivre pour répondre
à ses attentes.
La plupart
d'entre nous avons appris par coeur les dix commandements de Dieu lorsque
nous étions très jeunes. Mais nous n'avons peut-être
pas pris le temps, rendus à l'âge adulte, d'y jeter un regard
tout neuf à la lumière de notre vécu.
Ce regard
tout neuf, j'ai eu la chance de le poser en prenant connaissance des explications
d'Abd-ru-shin dans Les Dix Commandements de Dieu. Cet auteur a aussi écrit
le Message du Graal, auquel j'ai déjà fait référence
dans mes livres précédents.
J'ai d'abord
compris que les dix commandements représentent en quelque sorte
des conseils fort judicieux, une marche à suivre pour que les êtres
humains soient plus heureux et en paix avec eux-mêmes et les autres.
Notre Créateur ne donne pas des ordres, il est l'Ordre suprême
à travers ses lois. L'être humain qui n'accepte pas de connaître
ces lois et de s'y conformer ne provoque absolument pas le châtiment
de son Créateur, mais il se place lui-même en situation de
souffrir chaque fois qu'il transgresse cet Ordre établi.
J'ai aussi
réalisé que nous éprouvons de la difficulté
avec quelques-uns de ces conseils et pas du tout avec d'autres. Il s'agit
donc d'identifier le ou les commandements sur lesquels nous voulons spécifiquement
travailler et de trouver les moyens pour améliorer notre comportement.
Quant aux commandements avec lesquels nous avons moins de difficulté,
nous n'avons qu'à être vigilants pour conserver notre «bon
vouloir» et notre «bien agir» à leur sujet. Il
ne faut cependant pas se raconter des histoires, mais plutôt faire
un bon examen de conscience avant de décréter que nous respectons
parfaitement tel ou tel commandement. Pour ce faire, il s'agit de poser
un regard neuf sur chaque commandement, puis de poser notre regard sur
notre vécu personnel. C'est en faisant cet exercice fort simple
mais très efficace qu'on réussit à poser un diagnostic
précis.
Les dix
commandements de Dieu, historiquement transmis aux hommes par Moïse,
et retransmis par Abd-ru-shin, sont les suivants:
Tu dois
n'adorer que Dieu et rien d'autre
Tu ne dois
pas prononcer le nom de Dieu en vain
Tu dois
te réserver un jour de repos à la grâce de Dieu
Tu dois
honorer la notion de Paternité et de Maternité
Tu ne dois
pas tuer physiquement ou moralement
Tu ne dois
pas détruire la paix d'une union véritable
Tu ne dois
pas dérober les biens d'autrui
Tu ne dois
pas calomnier ton prochain
Tu ne dois
pas convoiter un être humain comme un objet
Tu ne dois
pas convoiter toute chose qui appartient à ton prochain
Tu dois
n'adorer que Dieu et rien d'autre. Ce premier
conseil est le plus important dont nous ayons besoin, mais il n'est pas
toujours facile de le respecter. Si nous nous observons, nous réalisons
en effet que le «veau d'or» est souvent présent dans
notre vie. Pour une personne, il s'agit de son conjoint, pour une autre,
ce sera son enfant; certains adorent leurs biens matériels et, pour
bien des gens, le centre de leur vie se résume à leurs distinctions
honorifiques. Nous employons trop souvent à la légère
le mot «adorer»: «J'adore un tel ou une telle, j'adore
ceci ou cela.»
Tout penchant
ou dépendance de quelque nature que ce soit constitue un risque
de ne pas respecter le premier commandement. On devient très vite
esclave d'un penchant, qu'il s'agisse du sexe, de l'alcool, du travail
démesuré, du sport ou de l'abus de nourriture. Même
en se justifiant par les motifs les plus nobles, on ne peut jamais avoir
la paix de l'âme en adorant une personne ou une chose autre que notre
Créateur.
Respecter
le premier commandement de Dieu est aussi une bonne façon de nous
préparer à être suffisamment dégagés,
au jour de notre mort, pour nous détacher facilement de notre corps
et de nos liens terrestres.
Tu ne dois
pas prononcer le nom de Dieu en vain. Untrès
grand nombre de personnes transgressent ce deuxième conseil. Elles
ne le font peut-être pas toujours consciemment, mais plutôt
à la légère ou parce que c'est une mauvaise habitude
qu'elles ont acquise dans leur milieu.
Mais parler
incorrectement en utilisant des sacres n'est pas la seule façon
d'enfreindre ce commandement. Sont également fautifs les gourous
et les sectes qui recrutent, au nom du Très-Haut, des personnes
vulnérables en quête de lumière et qui exploitent leur
crédulité en leur faisant des lavages de cerveau qui les
privent de leur libre arbitre.
Les pires
énormités ont été commises, et le sont encore,
au nom de Dieu. Autrefois, pour des questions de religion, on a immolé
des gens sur des bûchers; aujourd'hui, pour des raisons semblables,
des citoyens d'un même pays s'entre-tuent quotidiennement. Les siècles
passent mais la transgression du deuxième commandement se poursuit.
Les acteurs de ces transgressions changent de masques en invoquant toujours
de nouvelles justifications, mais ils n'en demeurent pas moins coupables
pour autant.
Tu dois
te réserver un jour de repos à la grâce de Dieu.On
entend parler de plus en plus de burn-out, de stress et de décrochage,
sans toutefois se demander quelles sont les causes spirituelles de ces
malheurs. On a tendance à penser davantage aux causes physiques
et psychologiques en recommandant une consommation accrue de vitamines
et la libération psychique par toutes sortes de distractions. Mais
on oublie une partie importante de l'être humain qui réclame,
elle aussi, un peu d'attention et de considération.
Dans le
rythme infernal du métro-boulot-dodo, l'âme est souvent mise
au rancart. On se dit qu'un jour on lui accordera un peu de temps, mais
les semaines passent sans que l'on agisse véritablement. Le jour
du Seigneur, au cours duquel les pratiquants se rendent à la messe,
répond justement à ce conseil donné aux hommes pour
les aider à avoir un plus grand équilibre dans leur vie.
Celui ou
celle qui réalise l'importance de ce commandement et qui réussit
à s'autodiscipliner n'a pas nécessairement besoin d'assister
à un office religieux pour vivre pleinement ce qu'il propose. Il
suffit tout simplement de choisir un moment pour prendre contact avec son
âme et se recueillir afin d'examiner la semaine qui vient de se terminer.
On peut alors faire le bilan de cette semaine au regard de nos idéaux
spirituels d'évolution. En négligeant ce commandement, nous
risquons de constater, à la fin de nos jours, que nous avons gaspillé
le temps précieux qui nous était accordé pour avancer
vers un niveau de conscience toujours plus élevé.
Respecter
ce conseil permet aussi le repos du corps et du mental. Sans ce repos,
il se crée tôt ou tard un déséquilibre qui empêche
d'accéder au bien-être et qui conduit toujours à la
maladie.
Tu dois
honorer la notion de Paternité et de Maternité.
Au sujet de ce commandement, Abd-ru-shin nous précise ceci: «Ce
commandement n'implique pas des considérations de la personne mais,
au contraire, la notion de la paternité et de la maternité.
Il s'adresse donc en premier chef non pas aux enfants, mais bien aux parents
eux-mêmes en exigeant d'eux qu'ils maintiennent la dignité
de leur condition de parents! Le commandement impose aux parents des devoirs
absolus, exige d'eux qu'ils restent toujours parfaitement conscients de
leur haute mission enne perdant jamais de vue la responsabilité
qu'elle implique.»
Et il ajoute,
en parlant des enfants: «Mais, pour les enfants, ce commandement
sera sacré et vivant, grâce à leurs parents. Ils ne
pourront de toute façon faire autrement qu'honorer leur père
et leur mère de toute leur âme, quelle que soit la nature
de ces enfants eux-mêmes. Ils y seront inévitablement amenés
par la façon de vivre de leursparents. Et malheur alors à
ceux des enfants qui n'obéiraient pas pleinement à ce commandement.
Un lourd karma pèserait alors sur eux et cela à juste raison.»
On doit
donc comprendre que ce commandement exige un respect réciproque
de la part des parents et des enfants, et que les uns comme les autres
ont l'obligation de s'y conformer.
Tu ne dois
pas tuer physiquement ou moralement. Est?ce
que quelqu'un vous a déjà adressé les paroles suivantes:
«Tu me tues!», «Tu me fais mourir à petit feu»,
«Tu m'empoisonnes la vie» ou encore «Tu vas finir par
avoir ma peau»?
J'espère
bien que non, sinon vous devrez faire un examen de conscience en rapport
avec ce commandement qui défend de tuer son prochain.
A priori,
lorsqu'on parle de tuer quelqu'un, on pense immédiatement au fait
de lui enlever la vie physique d'une manière très visible
et, en général, violente. Mais nous savons tous qu'il est
tout aussi grave d'entraver le bonheur et la liberté d'une autre
personne, quelles que soient nos raisons de le faire.
La dépendance
affective est une façon de tuer la personne qui en est le bouc émissaire.
Un parent trop possessif ou trop ambitieux peut également tuer son
enfant, spirituellement et psychologiquement, sans s'en rendre compte.
C'est ce qu'illustre l'excellent film LeProdige, dans lequel un père
ambitieux détruit son enfant exceptionnellement doué pour
la musique.
Travailler
à s'aimer soi-même est la meilleure façon de ne pas
tuer l'autre.
Tu ne dois
pas détruire la paix d'une union véritable.
On constate que le nombre de divorces augmente et que plusieurs couples
n'acceptent plus de continuer à vivre ensemble, pour de simples
considérations d'ordre matériel ou social, lorsqu'ils réalisent
qu'ils ne peuvent plus s'épanouir au sein de leur union.
Comment
réconcilier le mode de vie actuel, qui implique un plus grand respect
de la liberté individuelle et qui remet en question certains engagements
effectués au nom de la famille, et ce commandement qui porte à
croire que, une fois engagé dans une union, un couple ne devrait
jamais être séparé, sous aucun prétexte?
Pour répondre
à cette question, je vais encore citer Abd-ru-shin. Dans l'ouvrage
sur le message du Graal, il explique très clairement en quoi consiste
une union véritable et il avertit toute personne, y compris les
parents, de prendre garde de ne pas détruire ou empêcher de
telles unions.
«Il
n'y a de véritable union que là où règnent
de toute évidence l'harmonie et la paix, où l'un des partenaires
ne vit que pour l'autre et cherche à le rendre heureux. Dans ces
conditions, l'isolement et l'ennui mortel qui induisent en tentation tant
de personnes sont absolument exclus apriori et pour toujours, tout comme
le périlleux désir de se divertir ou l'illusion d'être
incompris. [É] Mais une union qui ne connaît ni paix ni harmonie
n'est pas digne de ce nom. Car ce n'est pas une union mais uniquement une
association terrestre n'ayant nulle valeur devant Dieu. Elle ne peut donc
répandre la bénédiction dans le sens précis
qu'une union authentique fait espérer.»
Il ne faut
jamais troubler la paix et l'harmonie entre deux êtres humains qui
vivent une union complète et heureuse. Les parents qui auraient
l'ambition d'unir leur enfant à un partenaire qu'ils ont eux-mêmes
choisi, pour des raisons d'ordre social ou matériel, et qui empêchent
cet enfant de poursuivre une union véritable avec le partenaire
qu'il a lui-même choisi commettent donc une faute grave et ne respectent
pas ce commandement.
Il en est
de même pour un homme ou une femme qui ferait tout en son pouvoir
pour séduire une personne par simple convoitise sexuelle, ou pour
toute autre raison superficielle, alors que cette personne vit déjà
au sein d'une union véritable. Dans ce cas, il est fort probable
que la personne convoitée ne tombera pas dans le piège proposé.
Néanmoins, celui ou celle qui met délibérément
tout en oeuvre pour détruire un couple est coupable et, par la même
occasion, nuit à sa propre paix intérieure. D'autre part,
une personne qui s'accroche à une union de façade par insécurité
matérielle ou affective et qui empêche son partenaire d'aller
vers une union véritable en le manipulant est tout aussi fautive
que celui ou celle qui détruit une telle union.
Tu ne dois
pas dérober les biens d'autrui. Les
biens d'autrui ne se limitent pas aux possessions matérielles; ils
comprennent également la propriété morale et intellectuelle.
La réputation d'une personne, ses pensées, ses écrits,
l'opinion qu'en ont les gens, son originalité de tempérament
et de caractère, son humour sont autant de «biens» susceptibles
d'être dérobés par les autres.
Il est très
facile d'oublier ce commandement et de l'enfreindre plusieurs fois dans
une même journée. Il faut donc sans cesse se rappeler à
l'ordre pour le respecter parfaitement.
Pour apprendre
à respecter ce commandement, on peut délibérément
adopter l'attitude opposée à son infraction. Au lieu de dérober
les biens des autres ou de nuire à leur réputation, même
à la blague, on s'efforcera donc de mettre l'accent sur leurs points
forts en faisant l'éloge de leurs réalisations et de leurs
mérites. En prenant l'habitude d'agir ainsi en toutes circonstances,
on développe une droiture à toute épreuve et on se
sent toujours la conscience bien en paix.
Tu ne dois
pas calomnier ton prochain. Faire un faux
témoignage contre quelqu'un peut avoir des répercussions
encore plus graves que de lui infliger des blessures physiques. La peau
se cicatrise et se régénère, mais les blessures du
coeur et de l'âme sont parfois irréparables.
Certaines
personnes ont comme passe-temps préféré de critiquer
les autres ou de leur faire des procès d'intention. En plus d'être
un manquement au devoir de charité qui nous incombe, le fait de
calomnier est un agent corrupteur qui empoisonne une ambiance saine génératrice
de respect mutuel et de joie.
Observez
un groupe de travail ou d'amis dans lequel le bavardage calomnieux fait
son oeuvre. En très peu de temps, la méfiance s'installe,
le mépris suit de près et, finalement, chacun se sent menacé
d'être abaissé par les autres en son absence. Le mot «bonheur»
n'a vraiment plus de place au sein d'un tel groupe, et il est difficile
de se débarrasser de cette fâcheuse ambiance lorsqu'on l'a
laissée s'y établir.
Inversement,
lorsque chacun se mêle de ses affaires et ne se permet pas de commentaires
sur les allées et venues des autres, leurs fréquentations,
leur façon de s'habiller ou leur façon de manger, tout le
monde se sent dégagé et heureux. Ma mère avait l'habitude
de dire que la meilleure façon de se sentir bien et en paix est
de «Vivre et laisser vivre». Elle avait très bien compris
le sens du huitième commandement.
Tu ne dois
pas convoiter un être humain comme un objet.
Pendant des siècles, ce commandement était davantage adressé
aux hommes qu'aux femmes. Mais, en raison de l'évolution de la société
moderne, il arrive maintenant que les hommes, tout autant que les femmes,
se sentent réduits à des objets de consommation pour satisfaire
des besoins d'ordre sexuel ou affectif.
L'être
humain vit bien sûr un grand paradoxe lorsqu'il est confronté
à la fois à son instinct purement animal et à son
idéal de vivre un amour véritable empreint d'harmonie physique,
psychique et spirituelle.
La personne
qui tombe dans le piège de la convoitise et s'unit à une
autre personne sans vraiment ressentir d'affinités psychiques et
spirituelles avec celle-ci ne peut espérer un réel bien-être
de l'âme, même si toute union peut et doit contribuer à
l'évolution des deux êtres humains embarqués dans une
telle galère. Les plus grandes passions se terminent, et elles occasionnent
souvent de grandes souffrances à ceux qui en sont esclaves.
La discipline
et le maintien de la pureté de nos pensées, en toutes circonstances,
permettent de ne pas succomber à des tentations qui ne correspondent
pas à notre idéal et à l'estime que l'on doit avoir
de soi-même et des autres. Éviter les situations susceptibles
de faire surgir ces tentations est également un excellent moyen
de respecter ce commandement.
Rechercher
le sens de l'amour véritable, la noblesse des sentiments et l'orientation
efficace de notre force sexuelle est aussi un antidote puissant à
la tentation de ne voir, en regardant un être humain, qu'un simple
objet de convoitise.
Tu ne dois
pas convoiter toute chose qui appartient à ton prochain.
Les envieux et les jaloux ne trouvent jamais le repos de l'âme. Pour
ceux et celles qui souffrent d'envie et de jalousie, tout devient objet
de convoitise.
Au lieu
d'être attentives à leur vie, d'apprécier ce qu'elles
possèdent et de réaliser généreusement le travail
qu'elles ont à accomplir, les personnes qui ne suivent pas ce conseil
judicieux épient sans cesse tout le monde autour d'elles, comparent
toujours ce qu'elles possèdent avec ce que les autres ont, et en
arrivent même à mesurer la quantité et la qualité
du travail effectué de peur d'en faire plus que les autres. Ces
personnes sont tellement concentrées sur les autres qu'elles ne
réussissent jamais à profiter pleinement de ce que la vie
leur offre.
Prier
mentalement ou à haute voix
Il n'est
pas nécessaire d'adopter des formules toutes faites pour prier.
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé prier. Par
exemple le matin, comme je l'expliquais au début du livre, pour
remercier mon Créateur de m'avoir donné la vie, la santé,
l'intelligence et la volonté d'évoluer. De plus, ayant été
pensionnaire pendant de nombreuses années, j'ai souvent participé
à des événements comme les «quarante heures»
et j'en ressentais de grands bienfaits.
Je ne pratique
plus depuis plusieurs années, mais j'ai conservé ce goût
pour la prière, et je suis convaincue que cette facette de mon mode
de vie m'est bénéfique. Je ne rate aucune occasion de prier.
Par exemple, si je vois un accident sur la route, je prie tout de suite
pour les personnes qui risquent d'avoir été blessées.
Lorsque je vois des merveilles de la nature, je m'empresse aussitôt
de remercier pour ces bienfaits. Si je constate qu'une personne est en
difficulté, j'essaie de lui transmettre de bonnes pensées
en priant pour elle.
En général,
je ne prie pas avec des formules toutes faites. Il y a cependant une exception
à ceci et c'est la prière que j'ai apprise il y a longtemps
et que je n'ai jamais oubliée: le Notre Père. Plus jeune,
je récitais cette prière par coeur sans trop réfléchir
aux paroles que je prononçais. Plus tard, lorsque j'ai commencé
à faire une démarche spirituelle adulte, j'ai réalisé
à quel point le Notre Père était une prière
complète et profonde. Cette prière exprime d'abord un grand
acte de foi, mais aussi un acte d'espérance et un acte de charité
envers soi-même et envers les autres. Les paroles «Que ta volonté
soit faite», prononcées avec la pleine conscience de ce que
l'on dit, peuvent avoir des répercussions incroyables sur l'âme,
et apaiser un mental inquiet.
J'aime aussi
prier avant un bon repas. Je ne le fais pas toujours, mais chaque fois
qu'il m'arrive d'y penser, je me sens vraiment bien. Une prière
que j'aime particulièrement, c'est la suivante, d'Abd-ru-shin, tirée
de Prières données aux hommes.
Seigneur,
Toi dont la grâce nous donne Dans l'activité de la Création
Une table toujours servie Nous te remercions de ta bonté. Amen Prier
avant de s'endormir est aussi une très bonne habitude à prendre.
On pourrait même penser que, d'une certaine façon, les programmations
du subconscient sont une forme de prière, car elles impliquent souvent
le désir d'être meilleur et d'accomplir sa mission sur terre.
Si on regarde la vie et ses événements avec le regard de
l'âme, ce regard peut devenir prière.
Écouter
de la musique qui fait du bien à l'âme
Des goûts
et des couleurs, il paraît qu'on ne discute pas. Quant à la
musique qui peut être belle et bonne pour l'âme, elle a pris,
au fil de l'évolution de l'humanité, tellement de formes
et de genres que nous n'avons que l'embarras du choix pour nous régaler.
Toutes les époques ont leur trésors musicaux, et chacun de
nous peut y avoir accès.
Mais comment
s'y retrouver à travers tant de choix et de possibilités?
Certains ont la chance d'avoir des parents amateurs de belle musique qui
leur font découvrir très jeunes ces trésors de toutes
les époques. D'autres sont portés vers la belle musique naturellement,
ou à la suite d'une formation qu'ils ont reçue au cours de
leurs études.
Ayant moi-même
reçu une formation en piano dès mon jeune âge, j'ai
commencé à apprécier la belle musique très
tôt. Mais je ne suis pas une experte en la matière, loin de
là, car je suis un peu paresseuse en ce qui concerne l'identification
des pièces que j'aime et qui me touchent. Combien de fois m'est-il
arrivé d'entendre quelque chose et de me dire: «Ah, comme
c'est beau», sans toutefoism'informer du titre exact de la pièce
ou de son compositeur.
Par contre,
au fil des années et grâce aux personnes que j'ai côtoyées,
j'ai appris à reconnaître et à mieux identifier les
genres musicaux et les pièces elles-mêmes. Je me suis également
rendu compte que certaines pièces avaient sur les gens le même
effet qu'un beau coucher de soleil, c'est-à-dire qu'elles provoquaient,
chez presque tous ceux qui les entendaient, un sentiment d'admiration et
une sensation de bien-être.
Je vous
ai donc préparé un aide-mémoire de quelques-unes de
ces pièces. Les mélomanes les connaissent très certainement,
mais si, comme c'était mon cas, vous retenez mal le nom des pièces,
cette liste vous aidera, chez le disquaire, à trouver ces musiques
qui font du bien à l'âme. Je vous suggère de réunir
vos pièces préférées sur des cassettes, comme
je le fais moi-même depuis des années. Vous pourrez ensuite
les écouter pour méditer ou vous détendre.
Comme je
viens de le mentionner, ces pièces plaisent à presque tout
le monde, mais c'est évident qu'il peut y avoir des exceptions.
Ne m'en veuillez donc pas si vous n'accrochez pas à quelques-unes
de ces pièces, mais je vous assure que la majorité d'entre
elles ont des effets thérapeutiques à peu près certains.
J'ai constitué la liste à partir de mes goûts personnels,
mais aussi en tenant compte de commentaires fréquemment entendus.
Vous constaterez
que la plupart des pièces musicales proviennent des répertoires
classique ou romantique, et que peu d'entre elles sont contemporaines.
Ce n'est pas parce que ces dernières sont moins bonnes pour l'âme,
c'est tout simplement parce que je connais davantage les autres pour les
avoir écoutées maintes et maintes fois sans jamais m'en lasser.
Voici donc ces pièces et leur compositeur, ou, dans le cas de certaines
chansons, leur interprète.
Albinoni,
Adagio; Allegri, Miserere; Bach, Jésus, que ma joie demeure (Jesu,
Joy of Man's Desiring), Toccate et fugue, Prélude pour piano no
1 (premier livre du Clavier bien tempéré), Concerto brandebourgeois
no 2 en fa majeur, Air (deuxième mouvement de l'ouverture en ré
majeur), Concertos pour violon, Messes; Beethoven, Sonate à la lune
opus 27 no 2, FŸr Elise, Concerto de l'Empereur; Bizet, Menuet (L'Arlésienne,
opus 23 no 2), Intermezzo (Carmen, suite no 1); Boieldieu, Concerto en
do pour harpe et orchestre; Brahms, Valse en la mineur, Berceuse; Chopin,
Nocturne no 2 opus 9, Valse no 7 opus 64, Préludes; Fauré,
Romance sans paroles, Requiem opus 48; Gounod, Ave Maria; Haendel, Largo
de Xerxès, Halleluja du Messie, Ode à sainte Cécile;
Massenet, Méditation de Thaïs; Mendelssohn, Romances sans paroles
pour piano; Mozart, Adagio du Concerto pour violon no 3 k.216, Concerto
pour piano no 21 k.467 (thème du film Elvira Madigan), Concertos
pour flûte nos 1 et 2, Sonate pour piano k.545, Laudate Dominum (Vêpres
d'un confesseur) k.339, Alleluia (Exsultate jubilate) k.165, Requiem, Petite
musique de nuit; Offenbach, Barcarolle (Les Contes d'Hoffmann); Pachelbel,
Canon et gigue en ré; Pergolese, Stabat mater; Schubert, Ave Maria,
LaTruite (quintette opus 114), Impromptu no 3 pour piano; Schumann, Album
pour les jeunes, Les Scènes de la forêt; Verdi, Nabucco (opéra);
Villa-Lobos, Aria des Bachianas Brasileiras; Vivaldi, Les Quatre Saisons
opus 8 nos 1 à 4, Largo du Concerto no 2 pour flûte en do
RV443.
Comptines
pour enfants, Au clair de la lune, Frère JacquesÉ; Céline
Dion, La mémoire d'Abraham; Yves Duteil, toutes ses chansons; Enya,
Marble Halls; André Gagnon, Un piano sur la mer; James Galway, Song
of the seashore and other Japanese melodies; J.C. Mara, La Création;
Loreena McKennitt, Greensleeves; Nana Mouskouri, Mon Dieu (Rossini), Dis
la nostalgie (Brahms), Voi che sapete (Mozart), Song for Liberty (Verdi);
Marie Denise Pelletier, Quand les hommes vivront d'amour, Manquer d'amour;
Gheorghe Zamfir, Messe pour la paix.
Entretenir
un contact heureux avec la nature
À
mon avis, la personne la plus incroyante et avec le moins de conviction
spirituelle devrait commencer sa cure de bien-être de l'âme
en prenant un bain de nature. Comment l'âme la plus fermée
pourrait-elle demeurer insensible et s'empêcher de vibrer devant
les merveilles de la nature? Ces merveilles quotidiennes se retrouvent
en variétés sans nombre tout autour de nous.
Personnellement,
je raffole des marches en forêt et de la nage dans une eau naturelle,
comme celle d'un lac. Ces activités représentent, pour moi,
un temps de méditation et de calme que je ne peux trouver ailleurs.
J'aime aussi
contempler le ciel, de jour pour les nuages, toujours différents
par leurs couleurs et leurs formes, et de soir pour la Lune et les étoiles
que je ne me lasse jamais d'observer. Mon ex-conjoint pouvait bien dire
que je n'ai pas tout à fait les pieds sur terre, tant le ciel m'attire
et m'a toujours attirée. J'ai toujours apprécié la
belle histoire de Thérèse de l'Enfant-Jésus qui se
promenait avec son père en contemplant le ciel étoilé.
Tout à coup, elle vit la constellation qui forme un «T»
et dit à son père: «Regarde, papa, mon nom est écrit
dans le ciel.»
Je vous
ai déjà parlé des animaux comme source de sagesse
et de thérapie dans notre vie. Mais ces créatures de Dieu
sont aussi un ravissement pour le coeur et l'âme, tant par leur aspect
extérieur que par leurs activités animales. Nous ne pouvons
évidemment
pas avoir accès à toutes les espèces dans notre environnement.
Mais par le biais de la télévision elles entrent chez nous.
C'est ainsi que, au cours des deux dernières années, j'ai
éprouvé un réel plaisir à découvrir
le monde merveilleux d'animaux de toutes sortes. Prendre soin d'un animal
de compagnie ou nourrir les oiseaux en hiver apporte beaucoup à
l'âme. Vous verrez souvent un être endurci modifier son comportement,
au fil des jours, après l'acquisition d'un chat, d'un chien ou même
d'un simple petit poisson rouge.
Le jardinage
intérieur ou extérieur est aussi une excellente source de
méditation et de bien-être pour l'âme. Les plantes et
les fleurs laissent rarement indifférent et créent une ambiance
chaleureuse dans une maison. Et les arrangements de fleurs séchées
peuvent être une solution de rechange pour qui prétend ne
pas avoir le pouce vert.
Le contact
avec la nature implique aussi l'observation des différentes saisons,
des vents, de la pluie et du beau temps comme source de sagesse et de perception
de notre propre évolution.
Le merveilleux
monde des animaux et de la faune aquatique, la mort des feuilles à
l'automne et leur renaissance au printemps, le magnifique arc-en-ciel après
un gros orage, les pommiers en fleurs, les petits fruits sauvages, les
bonnes odeurs de la forêt mouillée de pluie, les arbres majestueux,
les cascades d'eau en montagne, toutes les pierres et les minéraux,
sans lesquels notre monde serait si différent, sont autant d'éléments
que la nature nous livre gratuitement et qui réconfortent notre
âme pour autant que l'on accepte de s'ouvrir à elle.
Lire
régulièrement des textes sacrés
La lecture
de la Bible a toujours été souhaitable pour celui ou celle
qui recherche le bien-être de l'âme. Mais il n'y a pas que
la Bible pour remplir cette tâche. D'autres écrits très
profonds, dont les auteurs ont été inspirés, peuvent
contribuer à aider une personne à approfondir le sens de
la vie et à trouver des réponses à toutes ses questions
existentielles, telles que: «D'où est-ce que je viens?»
«Qu'est-ce que je fais sur terre?» et «Où est-ce
que je m'en irai après la mort?»
De nombreux
sujets, tels le libre arbitre, le destin, la présence de prophètes
sur terre tout au long de l'histoire de l'humanité, les lois de
la Création, le karma, la justice, la paix et la guerre, la fatalité,
la maladie, et bien d'autres encore, suscitent aussi un questionnement
de la part des êtres humains qui cherchent sérieusement à
comprendre le sens de l'évolution et à trouver leur «légende
personnelle».
Cependant,
la prolifération des sectes et des gourous, de même que tous
les événements sordides qu'ils ontprovoqués, a créé
une grande méfiance chez les chercheurs sérieux en ce domaine.
Cela n'est pas étonnant. Par ailleurs, l'emprise qu'ont eu certaines
religions sur les êtres humains en essayant, par la peur et les menaces,
d'entraver leur libre arbitre a également nourri cette méfiance
et a créé chez plusieurs personnes une certaine aversion
et parfois même une répulsion pour toutes formes de littérature
spirituelle.
Certains
ont finalement abdiqué en décrétant que tout allait
dans le même sac et n'était qu'une immense supercherie. Cette
attitude est non seulement négative, mais elle cause un préjudice
à ceux-là mêmes qui se privent de tout contact avec
ces textes à caractère spirituel.
La meilleure
attitude à adopter serait de conserver une grande vigilance sans
pour autant cultiver la méfiance et la peur au sujet des oeuvres
de l'âme. Il s'agit, comme toujours, de se fier à sa propre
intuition et de «sentir» si les propos d'une oeuvre nous conviennent
ou ne nous conviennent pas. C'est avec plaisir que je donne le titre des
oeuvres qui me rejoignent particulièrement, mais je préfère
que les personnes à qui je donne le goût ou l'inspiration
de lire une oeuvre en particulier s'en fassent leur propre idée.
Comme je
le mentionnais précédemment dans ce chapitre, la conviction
ne vient que de l'expérience vécue. Par conséquent,
chaque lecteur doit confronter son propre vécu à la Parole
proposée et décider, par son libre arbitre, si cette Parole
est synonyme, pour lui, de vérité.
Malgré
le nombre volumineux de livres de toutes sortes sur les rayons de ma bibliothèque,
j'ai constaté, au fil des ans, que peu d'entre eux constituent vraimentdes
livres de chevet, des livres que je relis avec beaucoup d'intérêt,
par plaisir d'abord, mais aussi pour me rendre compte de ma propre évolution
à leur contact. Ces livres m'inspirent et participent très
certainement au bien-être de mon âme.
Voici donc
les huit oeuvres que je relis depuis plusieurs années et dans lesquelles
je puise des trésors inestimables. Le dernier ouvrage, Le Seigneur
des anneaux, peut sembler plus fantaisiste et d'un ordre différent,
mais en raison des grandes leçons de vie qu'il recèle, je
n'hésite pas à le faire côtoyer les autres. Puissent
ces lectures vous inonder de Lumière.
Abd-ru-shin,
Dans la lumière de la vérité: Message du Graal; la
Bible, L'Ancien et le Nouveau Testament; Davy, Marie-Madeleine, L'Homme
intérieur et ses métamorphoses; Del Vasto, Lanza, Approches
de la vie intérieure; Emmanuel, R., Réconciliation avec la
vie; Slaughter, Frank G., Pas à pas avec Jésus; Thérèse
de l'Enfant-Jésus, Manuscrits autobiographiques; Tolkien, J. R.
R., Le Seigneur des anneaux.
Écouter
le silence
«Gardez
pur le foyer de vos pensées, puis employez avant tout l'immense
puissance du silence si vous souhaitez progresser vers les hauteurs.»
C'est notamment
en ces termes que l'auteur du Message du Graal, Abd-ru-shin, nous exhorte
au silence. Il nous explique aussi que nos pensées gagnent en force
si nous les gardons silencieuses.
Je vous
ai déjà fait part des commentaires de mon ex-conjoint sur
l'aspect «verbo-moteur» de ma personnalité. Je dois
cependant préciser que je n'ai pas toujours été ainsi.
En effet, au tout début de mon adolescence, j'étais très
timide et incapable de parler en public. Ce n'est qu'après avoir
appris à utiliser mon subconscient de façon volontaire que
j'ai enfin été capable de vaincre cette timidité et
de m'exprimer librement en public et en privé. Étant la plus
jeune d'une famille nombreuse, j'avais probablement eu du mal à
faire ma place parmi mes huit frères et soeurs, tous très
brillants et très volubiles.
Vivant seule
depuis deux ans, je n'ai pas vraiment eu le choix d'expérimenter
le silence, pendant plusieurs heures et, à l'occasion, plusieurs
jours. Je marche beaucoup à l'extérieur et je vis dans un
endroit passablement isolé, en montagne. J'ai encore probablement
tendance, lorsque je suis en présence d'un ami ou même lorsque
je travaille à mon bureau, à parler beaucoup. Par ailleurs,
lorsque je décide de m'asseoir sur mon rocher préféré,
tôt le matin, le soleil à peine levé, je peux vous
assurer que les bienfaits du silence m'énergisent et m'apportent
une grande sérénité.
De même,
je n'écoute pas la télévision à l'heure des
repas. Je m'entoure de silence ou, tout au plus, je faisjouer une musique
de fond très douce. C'est une question d'habitude.
Certaines
personnes se fatiguent mentalement et physiquement par le bruit sans même
sans rendre compte. Ce n'est pas à tort qu'on parle si souvent,
depuis quelques années, de la pollution par le bruit. Le bruit,
c'est l'envers du silence. Il nous étourdit, rend nos nerfs à
fleur de peau et nous empêche très souvent d'entrer en contact
avec le plus profond de notre être.
Un moment
idéal pour écouter le silence, c'est le temps qu'on s'accorde
pour prendre un bon bain, avec des huiles essentielles et une chandelle.
Ou encore, au coucher, quelques minutes avant de s'endormir.
«Dans
le silence et la solitude, on n'entend plus que l'essentiel»,
a écrit Camille Belguise, dans Échos du silence. En lisant
cette belle phrase, je n'ai pu m'empêcher de penser au Petit Prince
de Saint-Exupéry, qui énonce cette grande vérité:
«L'essentiel est invisible pour les yeux.» L'essentiel ne serait-il
donc pas tout autant «invisible» pour les oreilles? Voir et
entendre avec son âme, voilà la voie spirituelle. |