Réflexions
pour un mieux-être
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Pensées
sur la confiance
Pensées sur les points d'ancrage Pensées sur l'équilibre |
Qu'il s'agisse de confiance en soi, dans les autres ou en l'univers, une attitude s'impose: le respect avant toute chose.
La confiance est quelque chose qui se bâtit avant tout par l'expérience personnelle, mais elle est souvent le reflet de ce que nous avons nous-mêmes à offrir.
La confiance basée sur l'être est essentielle. La confiance basée sur le paraître, l'avoir ou le faire est un atout intéressant. La première conduit à la paix et à la sérénité, la seconde au succès, mais pas toujours au bonheur.
La confiance véritable est à l'opposé de la suffisance. Elle amène la personne qui en est dotée à partager généreusement avec les autres, et ce, en toute simplicité.
Sans confiance, on peut se rendre à bon port. Avec elle, cependant, on s'y rend avec tellement plus de facilité.
La confiance véritable permet de comprendre que le chemin parcouru est plus important que le résultat atteint. Les athlètes en savent quelque chose: il n'y a que trois places sur le podium.
Chaque petit pas accompli renforce la confiance en soi. Il n'est pas nécessaire de monter les marches quatre par quatre; une seule à la fois suffit.
La vie nous apporte très souvent ce que nous lui demandons avec une confiance relative. La vie nous sert toujours ce qui est nécessaire à notre évolution; en cela, nous pouvons avoir une confiance absolue.
La confiance admet l'erreur, l'imperfection et les chutes. Cependant, elle ne saurait tolérer l'orgueil et la paresse.
Si je fais généralement confiance aux gens, je risque parfois d'être déçu. Si je suis toujours méfiant, je ne suis peut-être jamais déçu, mais je vis constamment dans un état à l'opposé du bonheur.
La confiance en soi peut s'acquérir très tôt, mais sa qualité ne dépend pas de cela. Qu'elle vienne durant l'enfance, à l'âge adulte ou même au troisième âge, elle a tout autant la capacité d'augmenter le bien-être d'une personne.
La confiance que nous avons dans les autres est souvent un indice de notre propre capacité à mériter la leur.
Plus je fais confiance à une personne, plus celle-ci aura tendance à vouloir être à la hauteur de cette confiance. Si cette personne me fait faux bond, c'est elle qui sera la plus perdante de nous deux.
En amour, la confiance devrait se limiter à croire de toute son âme que l'être aimé prendra toujours les moyens nécessaires pour trouver sa propre route menant au bonheur. Toute autre attente risque d'être déçue, à moins de consentir à garder cet être aimé prisonnier d'un engagement passé.
En amitié, la confiance veut aussi dire laisser à ses amis l'entière liberté d'agir ou de se manifester selon leur propre échelle de valeurs. Ceux qui attendent trop d'eux et «comptent les tours» risquent d'être blessés par le manque d'attention de leurs amis.
La confiance se bâtit sur des années de bons et loyaux services, sur la qualité des rapports amicaux ou d'affaires, sur l'intégrité, de part et d'autre, des personnes concernées.
Je trouve qu'il est agréable d'avoir confiance en quelqu'un, mais je suis encore plus heureuse de réaliser qu'on a confiance en moi. À ce sujet, nous devrions nous inspirer de ce que disait le président John F. Kennedy sur ce qu'une personne pourrait faire pour son pays et nous demander ce que nous pourrions faire pour les autres plutôt que ce que les autres devraient faire pour nous.
Lorsque je réussis à surmonter une épreuve en conservant ma capacité d'éprouver de la joie de vivre malgré la souffrance, je réalise que ma confiance en moi est vraiment l'atout le plus important à posséder. Sans cette confiance, l'épreuve m'écraserait alors qu'avec elle l'épreuve me permet de grandir.
La vie me fournit sans cesse des preuves tangibles que je peux avoir confiance en elle. Bien qu'il y ait malheureusement des guerres, les gens se mobilisent toujours pour venir en aide aux plus démunis. Malgré les cataclysmes écologiques, la Terre ne cesse de tourner. Diverses maladies font encore de nombreuses victimes, mais la science moderne accomplit aussi des miracles.
La confiance est toujours l'amie de la patience et de la tolérance. Personne n'est parfait. La non-permanence et la finitude des gens comme des choses terrestres devraient nuancer notre vision de la vie et nos exigences souvent démesurées envers les autres.
La confiance est aussi l'amie de la persévérance. Bien des gens ont réussi à trouver le bonheur parce qu'ils ont travaillé avec persévérance à bâtir et à entretenir leur confiance en la vie.
Plus j'ai confiance en moi, moins je me définis par rapport à quelqu'un d'autre. Je ne suis plus la femme de, la soeur de, la fille de, mais bien une personne unique capable d'entrer en communication avec tout l'univers. Je me dis que cette confiance d'avancer malgré les obstacles, c'est cela l'état de grâce. Et plus cette grâce m'est donnée, plus j'ai envie de la partager.
Pensées sur les points d'ancrageLes points d'ancrage sont des points de repère qui donnent un sens à notre vie et qui devraient, en principe, en améliorer la qualité.
Il est possible qu'un point d'ancrage nous rende heureux pendant des années puis, soudain, nous rende malheureux ou nous empêche d'évoluer. Dans ce cas, nous devons réévaluer notre échelle de valeurs et déterminer si nous conservons ce point d'ancrage par peur d'avancer ou pour d'autres raisons plus légitimes.
Nos ancêtres avaient, pour la plupart, trois points d'ancrage traditionnels: la religion, la famille et le travail. Les temps ayant changé, ces ancrages doivent être transformés positivement. À nous de trouver nos solutions de rechange.
La recherche de l'intériorité constitue le point d'ancrage le plus stable et le plus universel que puisse utiliser un être humain pour trouver la plénitude.
La découverte qu'il est possible d'habiter avec soi-même conduit à un tel sentiment de paix que l'on comprend, dès l'instant où l'on entre en contact avec son véritable être intérieur, que l'on ne ressentira jamais plus cette expérience extrêmement douloureuse qu'est le sentiment d'être abandonné.
Il est important de déterminer si nos valeurs sont authentiques ou non. Les valeurs authentiques reflètent ce que nous sommes intrinsèquement. Elles sont vécues dans les moindres pensées et gestes.
Le travail sur soi est un outil précieux pour augmenter son bien-être et son contentement. L'amélioration continue de ce que l'on est physiquement, mentalement et spirituellement favorise la paix intérieure.
Les points d'ancrage peuvent varier d'une personne à une autre, mais il est important de se fixer des repères pour continuer à garder le cap avec le sourire.
Quelques exemples de points d'ancrage: l'amour et l'amitié, la musique, le contact avec la nature, la famille, le travail, le jeu, la boîte à souvenirs heureux, le conditionnement physique, la maison, la curiosité intellectuelle, les livres, le soleil, l'humour.
Lorsqu'une valeur est authentique et constitue un point d'ancrage, la personne qui en fait l'apprentissage n'attend pas d'autres dividendes que la satisfaction dans l'accomplissement de cette valeur.
Chaque jour apporte son bagage d'inconnu pour nous surprendre et nous permettre d'apprendre. La saine curiosité peut constituer un point d'ancrage pour tout le monde. Le fait d'envisager positivement la journée qui vient nous aide à sortir du lit avec le sourire aux lèvres.
Trouver des moyens de vivre pleinement sa créativité, dans les petites comme dans les grandes choses, est un point d'ancrage universel grâce auquel chaque personne est un être unique, original et irremplaçable.
Il faut s'accorder le droit de rêver, se permettre de protéger jalousement ses espoirs les plus fous. Les grandes réalisations ont souvent comme origine un rêve impossible.
Une personne sans projet est comme un navire laissé à la dérive, sans gouvernail et sans même une destination en vue.
Avoir de nombreux projets et les rendre à terme est non seulement une bonne façon de donner un sens à sa vie, mais c'est aussi l'antidote par excellence à la monotonie.
Ce n'est pas tant l'envergure d'un projet qui est stimulant, mais bien plus l'enthousiasme qu'il suscite en nous.
Avoir des projets à court, moyen et long terme permet à l'être humain de ne pas laisser sa pensée errer sans but. La personne qui a trop de temps pour penser développe souvent des fixations malsaines.
La famille est un excellent point d'ancrage pour beaucoup de gens. Si votre vie actuelle ne comprend pas le contact chaleureux d'une famille, vous pouvez combler votre besoin d'intimité d'une façon différente. La famille élargie reflète les temps modernes et constitue une solution de rechange intéressante pour les personnes seules.
Attendre que les autres viennent vers soi est la meilleure façon de rester seul. Faire le premier pas, aller au-devant de l'autre avec un sourire ou une parole bienveillante est un geste réconfortant tant pour celui qui le fait que pour celui qui le reçoit.
Les animaux sont l'incarnation parfaite de l'amour inconditionnel. Avec eux, aucun risque de rejet, d'abandon ou de trahison.
On ne peut certainement pas comparer un animal à un enfant, mais on peut facilement établir des parallèles entre nos attitudes envers l'un et l'autre. Avoir la responsabilité d'un animal implique beaucoup d'amour et de tendresse ainsi qu'une bonne discipline. C'est la raison pour laquelle on ne devrait jamais imposer cette responsabilité à un enfant. Confierait-on la garde d'un bébé à un enfant ou même à un jeune adolescent?
Apprendre à établir une communication constante avec les fleurs, les plantes, les arbres, les pierres, les minéraux ou les astres, sans préjugés ou attentes spécifiques, est une expérience unique à vivre.
Il est plus que temps, à l'aube du xxie siècle, de redonner ses lettres de noblesse à notre capacité de communiquer avec les êtres désincarnés. Qu'on en finisse une fois pour toutes avec les chasses aux sorcières et qu'on apprenne enfin à se servir de toutes ses facultés.
Les points d'ancrage peuvent varier d'une personne à une autre et il est important de respecter les différences. Des goûts et des couleurs on ne discute pas, dit-on. Il en est de même des points d'ancrage. Ce qui est important pour vous paraîtra peut-être futile à votre voisin. En faisant preuve de tolérance, on se donne la chance de découvrir de nouvelles facettes à la vie.
Pensées sur l'équilibreLa vie est un éternel va-et-vient de hauts et de bas, de joies et de peines, de réussites et d'échecs. Le pari de l'équilibre consiste à traverser la vie avec ce qu'elle comporte de bon comme de difficile tout en continuant à être heureux.
Les êtres passionnés ont parfois la réputation d'être déséquilibrés. La plupart du temps, cette réputation leur est faite par ceux qui ignorent tout de la passion, mais l'envient parfois.
Aspirer à l'équilibre pourrait signifier vivre intensément le moment présent tout en préparant l'avenir, plonger dans ses passions sans en devenir esclave, oser le risque en dépit du danger, garder le cap malgré les passages initiatiques difficiles.
L'équilibre est une réalité personnelle, individuelle, qui peut donc être définie très différemment d'un individu à un autre. L'excès ne prend pas la même ampleur chez tout le monde. Ce qui constitue un excès pour une personne peut en effet être la normalité chez une autre.
Pour trouver le «juste milieu» qui nous permettra d'atteindre l'équilibre, il faut parfois plonger dans certains excès et souffrir suffisamment pour décider de ne plus s'y enliser.
Conserver une certaine vigilance dans l'apprentissage de nouvelles approches est une bonne façon de veiller à l'équilibre. Nos vieux réflexes tendent en effet à nous renvoyer rapidement d'où nous venons.
La vie nous invite, à chaque instant, à une alternance de comportements en apparence opposés mais qui s'inscrivent finalement dans un tout harmonieux qu'on pourrait nommer équilibre.
Le sens des responsabilités, le jugement et le courage sont des guides efficaces pour trouver le dosage légitime entre l'amour de soi et celui des autres. Dans la plupart des situations que nous vivons et des choix que nous avons à faire, ces trois indicateurs sont toujours utiles et de bon conseil.
L'altruisme peut se manifester de bien des façons et il est difficile de savoir si nous aimons suffisamment les autres, si nous les aimons de la bonne manière. L'amour et l'estime de soi sont toujours un préalable essentiel à l'équilibre.
Les personnes qui souffrent des plus grands déséquilibres physiques et émotionnels sont souvent celles qui assument mal leurs choix. Elles rêvent d'un équilibre parfait, aspirant à leur propre bonheur et espérant en même temps ne jamais faire souffrir qui que ce soit autour d'elles. Ce rêve utopique ne conduit jamais à l'équilibre et au bonheur.
Pour arriver à assumer pleinement notre destin, il nous faut occasionnellement accepter de vivre un déséquilibre passager, une absence temporaire de stabilité. Ces moments sont parfois plus difficiles pour ceux et celles qui nous entourent qu'ils ne le sont pour nous-mêmes.
L'alternance et la complémentarité de l'action et de la méditation, de la parole et du silence, de la persévérance et du lâcher prise, du travail et du repos conduisent de façon harmonieuse à l'atteinte de nos objectifs. Cette façon d'utiliser toutes nos facultés génère aussi une impression gratifiante d'équilibre.
Il n'existe pas qu'une seule voie pour atteindre l'équilibre entre la raison et la passion. Il y a autant de routes qu'il y a d'individus.
À moins d'être convaincu d'avoir tout fait pour améliorer une situation difficile et de réaliser que celle-ci est irréversible, il faut toujours conserver l'espoir et lutter. Cette façon d'envisager la vie avec sérénité et courage ne pourrait-elle pas représenter une belle voie vers l'équilibre?
L'équilibre, c'est accepter d'être seul au plus profond de son âme mais constater, à chaque instant, l'intense communion de cette âme avec toutes les autres âmes qui la côtoient et qui ont soif de lumière.
La meilleure façon d'être heureux, c'est d'être capable de décider quand on veut être passionnément raisonnable et quand on sera raisonnablement passionné.
La passion peut maintenant s'exprimer. La raison a également sa place, mais elle relève maintenant de la conscience individuelle. Plus question de juger les autres pour leurs imperfections, plus question de définir la vertu au nom de la raison.
L'équilibre et le bonheur d'une personne ne se mesurent pas à son compte en banque.
Posséder des biens matériels ne garantit pas le bonheur et la paix intérieure. En manquer n'est cependant pas très agréable. En s'appliquant à bien développer ses talents et ses ressources, une personne réussit habituellement à se procurer ce dont elle a besoin pour s'épanouir sereinement.
Puisque nous nous dirigeons tous vers le grand détachement qu'est notre mort physique, nous pouvons nous y préparer en reconnaissant que tous les biens terrestres nous sont seulement prêtés et qu'ils ne sauraient constituer notre véritable trésor. La vraie richesse se situe à l'intérieur de notre tête, de notre coeur et de notre âme.
S'intéresser sérieusement à chaque partie de son être, donner à chacune la place qui lui revient avec enthousiasme et détermination, voilà ce qui aide à vivre des moments d'équilibre même si cet idéal n'est jamais parfaitement atteint. Le jour où l'on ressent cet équilibre des forces et des ressources en soi, on rend hommage à la vie et à son Créateur.
L'équilibre, c'est de continuer à vouloir vivre intensément malgré le risque d'avoir mal, d'être déçu ou de ne pas atteindre tous ses objectifs. C'est continuer d'avoir les yeux pleins d'eau chaque fois qu'on entend les premières mesures de la Petite Musique de nuit de Mozart ou des Quatre Saisons de Vivaldi même si ça fait des centaines de fois qu'on les entend.
L'équilibre, c'est un avant-goût du ciel. Lorsqu'on commence à tendre vers l'équilibre et à y goûter, on voudrait vivre jusqu'à cent ans et plus pour savourer encore et encore tous les bienfaits de la vie. Assez paradoxalement, on se sent aussi prêt à partir tout de suite parce qu'on ne laisserait pas de regrets derrière soi.
